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Partenaire d’une femme enceinte

On ne peut évidemment pas partager les contraintes physiques d’une grossesse. Il est toutefois possible d’en faire une expérience commune. Voici comment.

Devenir parent est un défi émotionnel qui peut mettre le couple à rude épreuve. Il est souvent plus facile pour la personne qui porte l’enfant de développer des liens affectifs avec le bébé, mais cela n’a rien à voir avec sa capacité d’attachement. Il s’agit d’un processus naturel lié à l’expérience physique de la grossesse. Ce nouvel état permanent qui occupe la femme jour et nuit peut être épuisant, et un partenaire engagé et encourageant peut jouer un rôle décisif pour faire de la grossesse une période agréable (ou éprouvante !). Vous ne pourrez évidemment pas tout influencer : les changements hormonaux, le gros ventre qui perturbent le sommeil ne peuvent être supprimés d’un coup de baguette magique, même par le partenaire le plus engagé du monde, mais il y a d’autres moyens de soutenir votre partenaire et de vous impliquer dans la grossesse. De nombreuses mamans vous diront que le formidable soutien qu’elles ont reçu de leur partenaire les a beaucoup aidées. Pensez-y et dites-vous que vous êtes irremplaçable ! De plus, vous allez devenir parent vous aussi, vous avez donc tout autant le droit d’être soutenu et écouté. En fait, tout est souvent lié, plus vous partagerez cette expérience, plus elle sera agréable pour toutes les personnes concernées.Devenir parent est un défi émotionnel qui peut mettre le couple à rude épreuve. Il est souvent plus facile pour la personne qui porte l’enfant de développer des liens affectifs avec le bébé, mais cela n’a rien à voir avec sa capacité d’attachement. Il s’agit d’un processus naturel lié à l’expérience physique de la grossesse. Ce nouvel état permanent qui occupe la femme jour et nuit peut être épuisant, et un partenaire engagé et encourageant peut jouer un rôle décisif pour faire de la grossesse une période agréable (ou éprouvante !). Vous ne pourrez évidemment pas tout influencer : les changements hormonaux, le gros ventre qui perturbent le sommeil ne peuvent être supprimés d’un coup de baguette magique, même par le partenaire le plus engagé du monde, mais il y a d’autres moyens de soutenir votre partenaire et de vous impliquer dans la grossesse. De nombreuses mamans vous diront que le formidable soutien qu’elles ont reçu de leur partenaire les a beaucoup aidées. Pensez-y et dites-vous que vous êtes irremplaçable ! De plus, vous allez devenir parent vous aussi, vous avez donc tout autant le droit d’être soutenu et écouté. En fait, tout est souvent lié, plus vous partagerez cette expérience, plus elle sera agréable pour toutes les personnes concernées.

Seize conseils aux partenaires

Voici quelques conseils pour vivre sereinement la grossesse ensemble. N’oubliez pas qu’il s’agit de conseils d’ordre général, chaque individu est unique et a des besoins différents, mais vous y trouverez sans doute un peu d’aide et d’inspiration.

  1. Faites le test de grossesse ensemble – vous pourrez ainsi partager ce moment et toutes les émotions qui l’accompagnent. C’est généralement un bon moyen d’ouvrir ce qui sera un nouveau chapitre de votre vie.

  2. Si vous ne pouvez partager les contraintes physiques, vous pouvez envisager la grossesse – et bien sûr la parentalité – comme une aventure commune qui peut être facilitée par la collaboration. Il faut toujours veiller à entretenir et nourrir son couple, mais c’est peut-être encore plus important maintenant.

  3. Évoquez ensemble vos points de vue sur la nourriture, les boissons et votre situation financière. Il est tout à fait approprié de partager les dépenses liées à la grossesse et à l’enfant, par exemple les vêtements de grossesse. Durant la grossesse, votre partenaire ne pourra pas consommer certains aliments ni boire de l’alcool, comment allez-vous vous comporter par rapport à ces interdictions ? Discutez-en pour trouver une position commune.

  4. Ne vous contentez pas d’accompagner votre partenaire chez le gynécologue, participez à l’entretien, posez des questions et manifestez votre intérêt. Vous allez devenir parent vous aussi et vos questions sont tout aussi importantes. Plus tard, l’échographie sera pour vous le premier signe visible de la grossesse et vous permettra de développer votre lien affectif avec l’enfant. Essayez d’y participer si vous en avez la possibilité.

  5. Documentez-vous pour connaître l’évolution du bébé au fil des semaines, l’évolution du corps quand on porte un enfant et ce qu’il faut éviter de manger pendant la grossesse. Sur le site internet Lotus Baby, vous trouverez des informations pour chaque semaine de grossesse, y compris pour les partenaires, ainsi que des check-lists pour préparer l’arrivée du bébé

  6. Plus vous en saurez sur ce qui se passe dans le corps, mieux vous comprendrez pourquoi la seule évocation de son plat préféré peut donner à votre compagne l’envie de vomir, pourquoi elle se fâche sans raison ou pourquoi votre parfum préféré a mystérieusement disparu de la salle de bains. Ce genre de situations peuvent vous affecter personnellement, mais si vous connaissez un peu l’impact des hormones sur la femme enceinte, elles seront plus faciles à gérer, pour toutes les personnes concernées. Notez que les hormones ne sont pas seulement influencées par les changements physiques, vous-même pouvez subir une augmentation des hormones pendant la grossesse, ce qui peut avoir des répercussions sur votre humeur.

  7. La différence physique attire souvent les regards de l’entourage vers celle qui porte l’enfant. Il n’est pas évident que vous attendez un enfant, c’est donc à votre partenaire que sont adressées les questions, pas seulement sur la grossesse et les maux qui l’accompagnent, mais aussi sur la parentalité et tout ce qui l’entoure. Pour ne pas vous sentir exclu, prenez part à la discussion et partagez votre point de vue de futur parent. Si personne ne vous pose de question, vous pouvez engager la conversation. Expliquez que vous allez être parent et discutez avec les personnes qui ont déjà des enfants. Les sujets de discussion autour des enfants sont intarissables et sont un bon moyen de se faire de nouveaux amis.

  8. Donnez un surnom à votre bébé à naître. Bout de chou, crevette, trésor, petit fauve ou fourmi – quel que soit le surnom que vous choisissez, il vous aidera à penser à votre bébé comme un petit individu et à fantasmer sur sa future personnalité.

  9. Discutez des choses qui vous tracassent, cela vous permettra de mieux comprendre le comportement de l’autre et de réduire le stress. Vous vous sentirez sans doute mieux après avoir exprimé votre anxiété à haute voix et entendu le point de vue de votre partenaire.

  10. Rappelez-vous qu’une certaine anxiété est normale et fait partie de la vie des futurs parents, puis des parents. Si en revanche vous ou votre partenaire avez peur de l’accouchement et qu’il vous est difficile de penser à autre chose, demandez de l’aide à votre gynécologue. Il vous mettra en contact avec un psychologue ou des spécialistes qui vous aideront à gérer la peur de l’accouchement. Vous pouvez également faire appel à une doula qui vous apportera un soutien précieux avant et après l’accouchement.

  11. Rencontrez d’autres futurs parents. Si vous n’avez pas d’amis dans la même situation, les cours de préparation à l’accouchement peuvent être utiles. Outre vous préparer à l’accouchement, ils vous offrent un forum où vous pouvez poser librement vos questions et exprimer vos inquiétudes.

  12. Chantez pour l’enfant et tapotez le ventre, par exemple le soir quand vous allez vous coucher. Lorsque le bébé est suffisamment grand pour pouvoir se manifester, c’est le moment idéal pour ressentir ses coups de pied. Les bébés sont en effet souvent actifs lorsque la maman se repose. Vous passerez ainsi un moment agréable ensemble, et plus le bébé vous entendra parler, mieux il pourra reconnaître votre voix après sa naissance.

  13. Repenser à votre propre enfance est un bon moyen de vous préparer à devenir parent. Que voulez-vous conserver, ou pas, de votre propre enfance ? Réfléchissez ensemble à votre façon de voir la parentalité, les attentes que vous avez l’un par rapport à l’autre et ce qui vous semble important pour que la famille se sente bien. Continuez à vous exprimer sur ce sujet même après la naissance du bébé. Vous remarquerez peut-être plus tard que les exigences que vous vous étiez fixées au début sont irréalisables. Lorsqu’on attend son premier enfant, il est pratiquement impossible de savoir comment se dérouleront les choses. Il vous faudra peut-être revoir vos points de vue et reprendre votre discussion.

  14. Les choses matérielles peuvent sembler secondaires dans ce contexte, mais les préparatifs pour l’arrivée du bébé peuvent jouer un rôle important dans la préparation mentale. Vous pouvez par exemple acheter quelques vêtements, choisir une poussette, préparer la table à langer.

  15. Soyez attentionné ! Ce conseil peut sembler banal et évident, mais les petits gestes peuvent faire la différence. Par exemple acheter un coussin de grossesse lorsque votre compagne a des difficultés pour dormir, demander à quelqu’un de céder sa place à votre partenaire dans le bus ou soulager ses douleurs de dos par un massage quotidien.

  16. Les futurs parents se demandent souvent comment se comporter pendant la grossesse et il y a beaucoup de choses à faire pour se préparer à l’accouchement et apporter son soutien lorsque le travail commence. Vous pouvez aussi réfléchir ensemble à la manière dont vous souhaitez que se déroule l’accouchement.

Comme vous pouvez le constater, la discussion et l’écoute sont essentielles pour préparer la parentalité. Nous ne sommes pas tous à l’aise pour exprimer tout ce qui nous passe par la tête. Si cela est naturel pour certains, d’autres ont plus de mal, mais même les petits pas peuvent faire une grande différence. Essayez et vous verrez. 

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