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Gérer la jalousie entre frères et sœurs

Vous allez être à nouveau parent, félicitations ! Cette fois, vous êtes plus nombreux à attendre le bébé, mais il n’est pas certain que tous les membres de la famille s’en réjouissent. Voici quelques conseils pour préparer votre enfant à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.

La perspective de devoir partager ses parents avec un autre enfant peut susciter un fort sentiment de jalousie tout à fait naturel. De plus, les enfants ne savent pas que le cœur de leurs parents est extensible et contient un amour infini. Ne supposez donc pas que votre enfant est aussi enthousiaste que vous à l’idée d’accueillir un nouveau membre dans votre famille. Soyez à l’écoute et essayez d’accepter tous ses sentiments. Chaque enfant étant unique, il existe différentes manières de préparer l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Vous aborderez en outre les choses différemment en fonction de l’âge de l’aîné. Plus votre enfant est jeune, plus il lui sera difficile de comprendre cette perspective temporelle et ce que représente l’arrivée d’un nouvel enfant. Ainsi, si votre aîné a deux ans, il est fort probable qu’il considérera tout d’abord le bébé comme un intrus, quoi que vous fassiez. Cependant, les enfants en bas âge s’adaptent rapidement et les plus jeunes oublieront vite qu’ils ont été des enfants uniques. Lorsque le deuxième enfant nait très peu de temps après le premier, on parle parfois de pseudo-jumeaux, cela signifie que la différence d’âge est tellement faible qu’ils grandissent presque comme des jumeaux.

Y a-t-il un âge idéal pour avoir un frère ou une sœur ?

L’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur représente toujours un défi, quel que soit l’âge de l’aîné. Il n’y a pas d’âge idéal pour créer une fratrie. Si l’aîné a 1 ou 2 ans, le défi réside avant tout dans les tâches pratiques et les soins à apporter à l’enfant. À cet âge cependant, les enfants ont souvent plus de facilité à accepter le nouveau membre de la famille. Si l’aîné a entre 3 et 5 ans, les tâches pratiques sont généralement plus faciles, mais la jalousie et les conflits pourront être plus intenses. À partir de 6 ans, votre enfant aura peut-être plus de difficulté à renoncer à son statut d’enfant unique et à accepter de partager ses parents. Il lui faudra peut-être plus de temps pour s’adapter à sa nouvelle situation.

Quel est le meilleur moment pour annoncer la venue d’un nouveau bébé à votre enfant ?

Il n’y a pas de moment idéal, cela dépend de la personnalité de votre enfant, de son âge et de votre situation familiale. De nombreux parents préfèrent attendre que le ventre ait grossi pour annoncer la nouvelle, car cela rend les choses plus concrètes et plus faciles à comprendre. Il n’est pas toujours facile de garder un secret quand on est petit, alors si vous voulez attendre avant d’annoncer votre grossesse, mieux vaut ne pas en parler tout de suite à votre enfant. Veillez toutefois à ce que votre enfant soit l’une des premières personnes informées et à lui communiquer vous-même la nouvelle. S’il l’apprend en passant par un proche, cela risque de compliquer inutilement les choses et de donner à l’enfant le sentiment d’être oublié. Si votre enfant est suffisamment grand, vous pourrez lui confier le soin d’annoncer la nouvelle à vos parents et amis qui vous rendent visite.
Gardez à l’esprit que les enfants ont une forte intuition et qu’ils remarquent tout de suite les changements qui surviennent chez leurs parents. Il est donc fort probable qu’il ait déjà noté que quelque chose a changé. Si vous avez l’impression que cette situation le perturbe, qu’il est plus anxieux que d’habitude par exemple, mieux vaut ne pas attendre et lui parler tout de suite du bébé.

Comment préparer votre enfant à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur ?

  • Si vous connaissez dans votre entourage quelqu’un qui a un nouveau-né, rendez-lui visite. Même si votre enfant ne s’intéresse pas du tout au bébé à ce moment-là, cela l’aidera à comprendre ce qu’est un nourrisson, qu’il s’agit d’une chose tout à fait naturelle qui peut même être amusante.
     
  • Si votre enfant souhaite vous accompagner pour choisir des vêtements ou des appareils destinés au bébé, n’hésitez pas à l’impliquer. Si le cœur vous en dit, vous pouvez même le faire participer à vos réflexions sur le choix du prénom.
     
  • De nombreux livres pour enfant abordent la question de la fratrie d’une manière agréable et accessible. Votre enfant comprendra peut-être plus facilement avec des images et vous pourrez vous référer au livre à chaque fois qu’une situation similaire surviendra dans votre vie : « tu sais, c’est comme dans le livre sur... »
     
  • De manière générale, il est préférable d’éviter les grands bouleversements dans la vie de votre enfant lors de l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur. Il n’est pas toujours facile de déterminer le moment où un enfant arrêtera les couches ou entrera à l’école maternelle, mais si vous en avez la possibilité, il vaut mieux pour votre enfant que tous ces changements n’arrivent pas en même temps.
     
  • Lorsque vous évoquez les troubles de la grossesse, veillez à ne pas donner à votre enfant l’impression que c’est de la faute du bébé. Les parents ont bien évidemment le droit d’être tristes ou fatigués devant leurs enfants, mais si l’enfant entend que la fatigue est liée à la grossesse, il risque de le reprocher au bébé parce que, par exemple, sa maman n’a pas la force de jouer.
     
  • Si le bébé doit hériter du berceau de l’aîné ou d’un autre objet qu’il utilise actuellement, mieux vaut le ranger pendant un certain temps avant de le transmettre. Il se sentira peut-être mieux s’il n’a pas l’impression que le bébé lui chipe ses affaires.
     
  • Laissez votre enfant faire connaissance avec le bébé à sa manière. Il lui fera peut-être des dessins, tapotera votre ventre, chantera pour lui ou essaiera de sentir ses coups de pied. Il est généralement possible d’emmener un enfant à l’échographie ou chez la sage-femme, ce qui peut être un excellent moyen de l’impliquer et d’éveiller sa curiosité. S’il le souhaite, naturellement.
     
  • Soyez honnête. Expliquez à votre enfant qu’il est formidable d’avoir un petit frère ou une petite sœur, mais aussi que les bébés ont besoin de beaucoup d’attention et de soins. Évitez de lui dire qu’il pourra jouer avec lui, car il lui faudra attendre longtemps. Dites-lui plutôt ce qu’il en est, à savoir qu’au début les bébés ne font que dormir, pleurer et manger.
     
  • Montrez-lui des photos de lui bébé et racontez-lui tout ce qu’il mangeait et combien vous l’avez porté.
     
  • Si la préparation a pour but d’impliquer l’enfant, celui-ci doit également avoir le sentiment qu’il est au centre de l’attention et que tout ne tourne pas uniquement autour du bébé qui est dans le ventre de sa mère. De même, il n’est pas nécessaire de trop parler du bébé, laissez l’enfant donner le ton et n’essayez pas de forcer son intérêt.
     
  • À l’approche de l’accouchement, il est toutefois important de dire à l’enfant ce qui va se passer. Il ne s’agit pas de lui dépeindre l’accouchement dans le détail, mais de lui expliquer que vous vous rendrez à l’hôpital pour donner naissance au bébé, que vous lui direz au revoir avant de partir, même au milieu de la nuit, et qu’une autre personne s’occupera de lui.
     
  • Il arrive que des frères et sœurs rejoignent la famille autrement que par une grossesse, ce qui peut entraîner des bouleversements très rapides comme de très longues attentes. L’enfant adopté ou placé peut avoir le même âge ou être plus âgé que l’enfant qui l’attend, il faut donc ajuster vos explications en conséquence.
     
  • L’arrivée d’un nouveau membre est un événement important pour toute la famille et même si tout le monde ne peut pas être présent lors de l’accouchement, chacun doit avoir la possibilité de souhaiter la bienvenue au bébé. N’oubliez surtout pas de féliciter l’aîné(e) qui est devenu(e) une grande sœur ou un grand frère !

Lorsque le bébé est rentré à la maison, vous pouvez inviter l’aîné à participer à ses soins, s’il le souhaite. Il peut vous aider à changer les couches ou à lui donner une tétine. Gardez par ailleurs à l’esprit qu’il aura aussi envie de rester petit, peut-être même plus qu’avant, en voyant le bébé recevoir toutes ces caresses et ces câlins. Veillez constamment à ne pas traiter votre enfant comme s’il était plus grand qu’il ne l’est réellement et à avoir des exigences trop élevées juste parce qu’il y a désormais un bébé dans la famille. Pour en savoir plus, consultez l’article consacré à l’arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur.

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